Trois parties prenantes formulent une proposition pour restructurer le CPT et poser les bases d’une sortie de crise durable
Ce document, dont Juno7 a obtenu copie, précise que depuis sa mise en place, le CPT, chargé d’assurer une transition politique, est en proie à de multiples critiques. Accusé d’inefficacité, impliqué dans des scandales et incapable de rétablir la sécurité ou de préparer des élections crédibles, il est aujourd’hui confronté à une crise de légitimité.
Les trois entités proposent une reconfiguration du CPT, accusé de dysfonctionnement et de perte de crédibilité après plus de huit mois de gestion marqués par des scandales. Elles préconisent également l’intégration des forces politiques et sociales non signataires de l’Accord du 3 avril 2024 afin d’élargir le consensus autour du processus de transition.
Ces acteurs impliqués envisagent trois scénarios pour résoudre l’impasse actuelle.
- La première proposition repose sur la création d’une présidence collégiale composée de trois membres issus de la société civile, du secteur politique et de la Cour de cassation. Cette approche viserait à élargir la représentativité et à renforcer la crédibilité de l’organe de transition.
- La deuxième option suggère un CPT allégé, intégrant trois nouvelles personnalités désignées par des acteurs clés de la transition.
- Enfin, la troisième voie consisterait à corriger la composition actuelle en écartant les membres corrompus et en confirmant ou remplaçant les autres selon leurs secteurs de désignation.
Toujours selon le document, les propositions s’articulent autour de trois priorités fondamentales : le rétablissement de la sécurité, l’organisation d’élections crédibles et la garantie de justice pour les victimes de violences liées à l’insécurité.
En s’appuyant sur un consensus national élargi, les parties prenantes espèrent poser les bases d’une gouvernance légitime, capable de restaurer l’ordre et de permettre au pays de sortir de cette crise politique, sécuritaire et institutionnelle aiguë.

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