
Alors que les sports universitaires battent leur plein dans tout le pays, des millions d’Américains se connectent pour encourager leurs équipes préférées. Au milieu de cette excitation, une bataille cruciale se déroule en dehors du terrain – une bataille qui pourrait façonner l’avenir du sport universitaire.
Le paysage du sport universitaire a radicalement changé depuis que les étudiants-athlètes ont été autorisés à profiter de leur nom, de leur image et de leur ressemblance (NIL). Cette réforme a donné du pouvoir aux jeunes athlètes, en leur accordant un certain contrôle sur leur avenir financier. Comme pour tout changement important, des conséquences inattendues sont apparues.
Les États se sont rapidement empressés d’adopter des lois NIL, créant ainsi un ensemble de règles confus et incohérentes. Pendant ce temps, les étudiants-athlètes et leurs collèges, universités et conférences respectifs se sont efforcés de suivre le rythme, tentant de se conformer aux lois qui varient d’un État à l’autre. Les départements des sports ont également été contraints d’allouer des ressources pour assurer le respect de ces différentes réglementations, détournant ainsi l’attention de leur mission de développement des étudiants-athlètes.
Les implications s’étendent bien au-delà des sports générateurs de revenus comme le football et le basket-ball. Les autres programmes sportifs qui dépendent de ces budgets et ne génèrent pas de revenus pourraient être soumis au billot, y compris de nombreux sports féminins et ceux qui alimentent notre pipeline olympique. En conséquence, cela pourrait anéantir les opportunités offertes à des milliers de jeunes athlètes qui comptent sur des bourses pour poursuivre leurs rêves.
Dans le même temps, un problème encore plus perturbateur se profile. La volonté de classer les étudiants-athlètes parmi les employés gagne du terrain, et les conséquences d’une telle décision seraient considérables. Cela changerait fondamentalement la nature du sport universitaire, en déplaçant l’attention de l’éducation vers un modèle plus transactionnel.
Les collèges et les universités existent pour éduquer, et le sport est depuis longtemps un moyen permettant aux étudiants d’accéder à cette éducation. Transformer les athlètes en employés mettrait en péril ce modèle.
C’est là que le Congrès doit intervenir. La mosaïque actuelle de lois NIL dans les États n’est pas viable, et la menace imminente d’une classification des emplois pourrait démanteler les sports universitaires tels que nous les connaissons. Seule une législation fédérale peut mettre de l’ordre dans ce chaos. Une norme nationale NIL apporterait de la clarté aux athlètes et aux universités, garantissant que chacun ait accès aux mêmes opportunités, quel que soit l’endroit où il va à l’école.
Si le Congrès n’agit pas, les conséquences pourraient être graves. De nouveaux procès se poursuivront, des programmes sportifs entiers pourraient être supprimés et d’innombrables jeunes athlètes – dont beaucoup comptent sur le sport pour accéder à l’enseignement supérieur – perdront leur chance d’aller à l’université.
L’adoption d’un projet de loi complet qui fixe une norme nationale NIL et protège les athlètes de la classification professionnelle est la seule voie à suivre.
Si le Congrès n’agit pas rapidement, le monde dynamique et diversifié du sport universitaire pourrait être changé à jamais – et pas pour le mieux. L’avenir du sport universitaire est en jeu et il appartient aux législateurs de le protéger.
Nolan Kohorst est un ancien athlète de football de l’UNLV et professeur d’études sociales au Nevada/InsideSources



