Biden et Netanyahu soulignent l’urgence d’un cessez-le-feu à Gaza

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Par Steve Holland

BUELLTON, Californie (Reuters) – Le président américain Joe Biden, lors d’un entretien téléphonique mercredi avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, a souligné la nécessité urgente de conclure un accord de cessez-le-feu pour les otages à Gaza et a souligné que les prochaines négociations du Caire étaient cruciales, a déclaré la Maison Blanche.

Leur appel fait suite au voyage éclair du secrétaire d’Etat américain Antony Blinken au Moyen-Orient qui s’est terminé mardi sans accord entre Israël et les militants du Hamas sur une trêve dans l’enclave palestinienne.

Les négociateurs qui luttent depuis des mois pour conclure un accord de cessez-le-feu prévoient de se rencontrer dans les prochains jours au Caire.

“Le président a souligné l’urgence de conclure l’accord de cessez-le-feu et de libération des otages et a discuté des prochaines négociations au Caire pour éliminer tous les obstacles restants”, a déclaré la Maison Blanche dans un communiqué.

Selon le communiqué, Biden et Netanyahu ont également discuté des efforts des États-Unis pour soutenir Israël « contre toutes les menaces de l’Iran, y compris ses groupes terroristes mandatés, le Hamas, le Hezbollah et les Houthis, y compris les déploiements militaires défensifs américains en cours ».

L’Iran a promis de prendre des mesures de représailles après l’assassinat du chef du Hamas Ismaïl Haniyeh, le 31 juillet à Téhéran, qu’il impute à Israël. Israël n’a ni confirmé ni démenti être à l’origine de cet assassinat.

Les États-Unis ont ordonné le déploiement d’un sous-marin lance-missiles au Moyen-Orient et ont ordonné au groupe d’attaque Abraham Lincoln d’accélérer son déploiement dans la région pour être sur place pour renforcer la défense d’Israël.

Blinken et les médiateurs d’Égypte et du Qatar ont placé leurs espoirs dans une « proposition de rapprochement » américaine visant à réduire les écarts entre les deux parties dans la guerre de Gaza qui dure depuis 10 mois.

« Le président Biden s’est entretenu avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour discuter du cessez-le-feu et de l’accord de libération des otages ainsi que des efforts diplomatiques visant à désamorcer les tensions régionales », a indiqué plus tôt la Maison Blanche dans un communiqué.

La vice-présidente Kamala Harris, qui acceptera officiellement jeudi à Chicago sa nomination comme candidate démocrate à l’élection présidentielle du 5 novembre, s’est également jointe à l’appel.

Biden, qui est en vacances dans un ranch de 8 000 acres dans la vallée de Santa Ynez en Californie, devait faire pression sur Netanyahu pour qu’il assouplisse une nouvelle demande israélienne visant à autoriser le maintien de forces le long d’un couloir terrestre entre l’Égypte et Gaza, a déclaré un responsable américain avant l’appel.

Le bureau de Netanyahu a démenti mercredi un rapport de la télévision israélienne selon lequel le pays avait accepté de retirer ses troupes du corridor dit de Philadelphie, une étroite bande de terre de 14,5 km de long (neuf miles) le long de la frontière sud de l’enclave côtière avec l’Égypte.

La conclusion d’un cessez-le-feu à Gaza est une priorité majeure pour Biden. Un haut responsable américain a déclaré vendredi que les pourparlers étaient proches d’un accord, mais qu’un accord final était jusqu’à présent extrêmement difficile à trouver.

Dans le cadre des négociations visant à mettre un terme aux combats dans cette guerre qui dure depuis 10 mois, le Hamas cherche à obtenir un retrait israélien complet de Gaza, y compris du corridor de Philadelphie.

© Reuters. Des Palestiniens déplacés voyagent sur une charrette après avoir fui la partie occidentale de Khan Younis, suite à un ordre d'évacuation de l'armée israélienne, au milieu du conflit israélo-palestinien, dans la partie centrale de Khan Younis, dans le sud de la bande de Gaza, le 21 août 2024. REUTERS/Mohammed Salem

Israël veut garder le contrôle du corridor, qu’il a conquis fin mai, après avoir détruit des dizaines de tunnels qui, selon lui, servaient à faire passer des armes aux groupes militants de Gaza.

(Cette histoire a été republiée pour corriger une faute de frappe au paragraphe 6)


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