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Haïti – Formation : Ouverture du Pôle Sud de la Faculté de Sage-Femme
25/10/2024 10:36:00
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L’Institut National Supérieur de Formation des Sages-Femmes (INSFSF) a organisé, avec le soutien de l’Agence des Nations Unies pour la Santé Sexuelle et Reproductive (UNFPA), une semaine d’orientation pour les étudiants de la première promotion du Pôle Sud de la Faculté des Sages-Femmes d’Haïti, aux Cayes (21 au 25 octobre)
Les enseignants débuteront les cours dans cette Faculté à partir du 28 octobre, a informé Marie Judith Jeudy, Responsable du Service des Affaires Académiques du Pôle Sud de l’INSFSF.
Cette semaine d’orientation a été l’occasion de présenter l’INSFSF et son fonctionnement, le métier de sage-femme, le règlement intérieur de la Faculté, son rôle, son implication ainsi que son cursus basé sur l’Approche par Compétences (APC).
La formation de sage-femme est une formation globale qui intègre les différents champs d’exercice de la profession. La sage-femme peut en effet orienter sa carrière dans des domaines tels que :
– Santé Reproductive ;
– Soins de maternité ;
– Soins obstétricaux néonatals d’urgence ;
– Santé Publique ;
– Éducation.
Cette semaine d’intégration des admises en première promotion facilitera la progression des étudiantes et leur intégration dans la communauté sage-femme, précise Marie Judith Jeudy.
Des journées d’orientation ont également été organisées pour les professeurs et sages-femmes nouvellement recrutés les 2 et 3 octobre. L’objectif était de leur permettre de mieux comprendre leur rôle et de préparer le retour des étudiants de la première promotion, selon Marie Judith Jeudy.
Avec une promotion d’environ 70 étudiants dont 10 hommes, le Pôle Sud du Midwifery Institute permettra à ces futurs professionnels, comme les deux autres pôles, d’acquérir les compétences nécessaires pour pouvoir offrir des soins de santé maternelle et néonatale de qualité à la population haïtienne. à la fin de leur parcours universitaire.
A noter qu’Haïti est très loin du ratio préconisé par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), soit 1 sage-femme pour 5 000 habitants. Haïti ne compte que 300 sages-femmes et en aurait besoin de 2 200 pour répondre aux besoins en matière de santé sexuelle, maternelle et reproductive de plus de 2,8 millions de femmes en âge de procréer. Seuls 10 % de ces besoins sont couverts.
Le travail des sages-femmes contribue aujourd’hui à la réduction du taux de mortalité maternelle et néonatale. Le taux de mortalité maternelle a légèrement diminué en 10 ans, passant de 630 pour 100 000 naissances vivantes à 529 en 2017 (EMMUS VI). “Ce taux est plus de 7 fois supérieur à la moyenne internationale fixée par les Objectifs de Développement Durable à l’horizon 2030”, a déclaré la directrice de l’INSFSF Nadège Daudier.
HL/HaïtiLibre




