La terreur des gangs dans la région rurale de l’Artibonite en Haïti fait 10 morts et détruit des maisons et des fermes | DERNIÈRES NOUVELLES

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Au cours du week-end du 23 et 24 août, le gang Kokorat San Ras a lancé une attaque brutale à Gros-Morne, tuant au moins six personnes et détruisant plusieurs maisons et fermes. Les gangs sont revenus mardi, tuant quatre autres personnes.

GONAIVES — L’enlèvement d’une fillette de 5 ans a provoqué le chaos, la mort et la destruction dans la campagne de Gros-Morne, le gang Kokorat Sans Ras ayant tué au moins 10 personnes, incendié des maisons et des fermes et forcé de nombreuses familles à fuir.

Les violences ont débuté le vendredi 23 août, lorsque des gangs lourdement armés à moto ont pris d’assaut Canifice, une localité de Rivière-Blanche. Gros-Morneà environ 18 milles au nord des Gonaïves.

L’attaque aurait été une mesure de représailles contre la communauté qui aurait pointé du doigt le gang, l’impliquant dans l’enlèvement et la séquestration de la jeune fille, pour la libération de laquelle une rançon de 50 000 dollars a été exigée. Les chefs du gang de Kokorat San Ras ont nié toute implication et ont déchaîné leur colère contre les habitants.

Les médias locaux ont rapporté que six personnes ont été tuées entre vendredi et samedi, et quatre autres mardi.

« Malgré les efforts du directeur départemental de la Police nationale, Jean Louis Paul Ménard, pour obtenir davantage de ressources régionales, la municipalité de Gros-Morne demeure largement mal desservie. Une commune de près de 160 000 habitants ne compte même pas 15 policiers en service. Nous sommes laissés à la merci des gangs. C’est une tragédie aux proportions catastrophiques. »

Hubert Sénéac, maire de Gros-Morne

Le maire de Gros-Morne, Hubert Sénéac, contacté via un appel WhatsApp par The Haitian Times, a confirmé les morts et les destructions dans les troisième et sixième sections communales de sa municipalité.

L’arrivée de gangs comme Kokorat San Ras et Gran Grif a accru l’insécurité dans les régions de l’Artibonite, entraînant de nombreuses attaques contre les communautés rurales.

À la mi-juin, une attaque à Terre-Neuve et à Gros-Morne a laissé 10 morts et au moins 20 maisons incendiéesLes familles touchées dans les communautés de Lagon et de Grande Plaine—Savanne Carrée pleurent toujours leurs proches et implorent les autorités haïtiennes pour que justice soit rendue.

Le maire Sénéac a décrit les habitants comme vivant dans une peur constante et a appelé de toute urgence à des mesures de sécurité renforcées et à une présence policière locale accrue dans la région.

« Malgré les efforts du directeur départemental de la Police nationale, Jean Louis Paul Ménard, pour obtenir davantage de ressources régionales, la municipalité de Gros-Morne demeure largement mal desservie, a déclaré M. Sénéac. Une commune de près de 160 000 habitants n’a même pas 15 policiers en service. Nous sommes laissés à la merci des gangs. C’est une tragédie aux proportions catastrophiques. »

À suivre