L’accord Petrofac est autorisé alors que le HMRC abandonne le défi de sauver 2 000 emplois en mer du Nord

Share on facebook
Share on twitter
Share on linkedin
Share on email

Plus de 2 000 emplois en mer du Nord ont été sauvegardés après que HM Revenue & Customs a accepté de ne pas engager de poursuites judiciaires supplémentaires contre un accord de restructuration impliquant Petrofac, ouvrant ainsi la voie à la vente de ses activités au Royaume-Uni à la société d’ingénierie américaine CB&I.

La décision supprime un obstacle majeur qui menaçait de faire dérailler la transaction et de pousser les opérations de Petrofac en mer du Nord à l’insolvabilité, avec des conséquences potentiellement graves pour les travailleurs, les chaînes d’approvisionnement et les infrastructures énergétiques.

HMRC cherchait à récupérer plus de 150 millions de livres sterling auprès de Petrofac dans le cadre d’un litige fiscal de longue date et avait fait valoir que la restructuration de la dette proposée était injuste car elle ne laisserait à l’administration fiscale que 3 millions de livres sterling, tandis que les autres créanciers devraient recouvrer une plus grande proportion de leurs créances.

Cependant, la Cour de session d’Écosse a rejeté la contestation du HMRC au début du mois, et l’administration fiscale a maintenant confirmé qu’elle ne ferait pas appel de cette décision. Cette décision ouvre effectivement la voie à la conclusion de l’accord de sauvetage, qui dépend d’annulations significatives de dettes au sein du groupe.

Petrofac avait prévenu que sans une résolution rapide, sa division britannique de solutions d’actifs, qui emploie environ 2 250 personnes et exploite environ 20 plates-formes en mer du Nord, risquait de manquer de liquidités et de s’effondrer.

Un tel résultat aurait probablement déclenché des mesures d’urgence pour maintenir les opérations offshore, conduisant potentiellement à un démantèlement de l’entreprise et à d’importantes pertes d’emplois.

L’entreprise, autrefois membre du FTSE 100, emploie environ 8 000 personnes dans le monde et a été soumise à une pression soutenue ces dernières années, aux prises avec une combinaison de problèmes juridiques, de retards dans les projets et de difficultés financières.

La division Asset Solutions a poursuivi ses activités après l’entrée en administration de Petrofac en octobre et un accord a été conclu en décembre pour vendre l’activité à CB&I.

La transaction est considérée comme une voie viable pour préserver les opérations et l’emploi, tout en fournissant un propriétaire stable à long terme pour l’entreprise.

Petrofac a déclaré qu’elle se concentrait désormais sur la finalisation de la vente « dès que possible », décrivant CB&I comme « une excellente solution » qui offre un résultat positif à la fois pour l’entreprise et pour ses salariés.

Dans son jugement, Lord Sandison a critiqué la gestion de l’affaire par le HMRC, soulignant les retards dans le traitement de la réclamation fiscale, qui remonte à des problèmes d’évasion fiscale présumés entre 1999 et 2014, des allégations que Petrofac nie.

Le juge a noté que la responsabilité n’avait été officiellement évaluée qu’en 2020 et que la décision du tribunal n’était pas prévue avant 2025, qualifiant le rythme de l’application de « très lent ».

Il a conclu que la position du HMRC en 2026 était due « au moins autant à sa propre inaction » qu’à la restructuration elle-même, suggérant que le différend aurait pu être résolu beaucoup plus tôt.

La résolution de cette affaire souligne l’équilibre délicat entre les droits des créanciers et la nécessité de préserver des entreprises et des emplois viables dans le cadre de restructurations complexes.

Pour le secteur énergétique du Royaume-Uni, le résultat est particulièrement significatif. Les opérations de Petrofac en mer du Nord jouent un rôle essentiel dans le maintien des infrastructures offshore, et une perturbation aurait pu avoir des implications plus larges sur la production et les chaînes d’approvisionnement.

Cette affaire met également en lumière les défis auxquels sont confrontées les entreprises du secteur des services pétroliers et gaziers, qui traversent une période difficile marquée par un contrôle réglementaire, des politiques énergétiques changeantes et des pressions financières.

L’incertitude juridique étant désormais levée, l’attention se portera désormais sur la finalisation de la vente et la stabilisation des opérations sous le nouveau propriétaire.

Pour les travailleurs et les parties prenantes, cette décision représente un répit après des mois d’incertitude. Pour Petrofac, il s’agit d’une étape cruciale dans son processus de restructuration.

Et pour les décideurs politiques et les régulateurs, cette affaire rappelle l’importance d’une intervention rapide et les conséquences potentielles lorsque les différends s’éternisent dans des secteurs critiques de l’économie.


Amy Ingham

Amy est une journaliste nouvellement diplômée spécialisée dans le journalisme d’affaires chez Business Matters et responsable du contenu de l’actualité pour ce qui est aujourd’hui la plus grande source d’actualités économiques imprimées et en ligne du Royaume-Uni.


À suivre