A l’éditeur : Il n’y a pas assez de marge économique en Californie pour que le train à grande vitesse puisse rivaliser. («La crise financière du transport ferroviaire à grande vitesse pourrait s’aggraver sous Trump», 18 décembre)
La mesure obligataire Proposition 1A de 2008 pour le train à grande vitesse exige que les revenus des usagers couvrent les coûts d’exploitation et de maintenance. Malheureusement, il n’en sera jamais ainsi. La demande de passagers s’évaporera à cause des tarifs élevés nécessaires pour recouvrer les coûts d’exploitation.
Un train dont le tarif est plus élevé que celui des avions et qui est plus lent que les avions ne peut pas rivaliser avec les avions. Même si le train est achevé, les avions continueront à assurer une part importante des déplacements entre Los Angeles et San Francisco. Les automobiles accapareront une part importante de ce même marché, car les prix de l’essence en Californie, bien que plus élevés qu’ailleurs aux États-Unis, restent inférieurs à ceux des autres pays dotés de trains à grande vitesse.
Les 11 milliards de dollars que la High-Speed Rail Authority déclare avoir dépensés jusqu’à présent constituent un coût irrécupérable. Ces dollars ont disparu pour toujours. Ils ne fournissent aucune justification pour dépenser les 117 milliards de dollars supplémentaires dont les autorités estiment avoir besoin pour mener à bien ce projet, qui ne disposera pas de suffisamment d’avenants pour couvrir ses coûts.
James E. Moore II, Los Angeles
L’écrivain est professeur émérite d’ingénierie des transports à l’USC.
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A l’éditeur : Achever le projet ferroviaire à grande vitesse de Californie est nécessaire pour notre climat, notre économie et la nation.
En comparaison, le transport aérien pollue terriblement l’atmosphère. Jusqu’à ce que le transport aérien électrique devienne commercialement viable, l’alternative ferroviaire à grande vitesse sera bien plus protectrice de l’environnement.
Comme vos rapports démontrentle projet a soutenu plus de 14 000 emplois et généré 18 milliards de dollars de retombées économiques pour les communautés défavorisées de la vallée centrale. D’ailleurs, l’exemple de la Californie sera suivi si le projet est terminé.
Pendant la guerre civile, alors que l’existence de la nation était en péril, les travaux sur le premier chemin de fer transcontinental commencèrent. Pendant la Grande Dépression, lorsque notre économie s’effondrait, la Californie a construit les ponts San Francisco-Oakland Bay et le Golden Gate.
Hypocritement, Elon Musk, dont les activités Tesla et SpaceX ont reçu des milliards de dollars de financement gouvernemental, s’oppose désormais au train à grande vitesse californien. La réalisation du projet est une question de volonté politique. Ce que 25 autres pays ont fait, la Californie le fera.
Tom Osborne, Laguna Beach



