Les prix du brut soutenus par les tensions iraniennes

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Le pétrole brut WTI de mars (CLH26) a clôturé mercredi en hausse de +0,82 (+1,31 %) et l’essence RBOB de mars (RBH26) a clôturé en hausse de +0,0215 (+1,14 %).

Les prix du pétrole brut et de l’essence se sont stabilisés en forte hausse mercredi, le pétrole brut grimpant à un plus haut depuis 4 mois et l’essence à un plus haut depuis 2 mois. Les prix du brut ont bondi mercredi après que le président Trump a menacé de lancer une nouvelle attaque contre l’Iran à moins que ce dernier ne négocie un accord sur le nucléaire. Les prix du brut ont également trouvé le soutien du rapport hebdomadaire de l’EIA publié mercredi, qui a montré que les stocks de brut ont diminué de manière inattendue et que les approvisionnements en essence ont augmenté moins que prévu. La force du dollar mercredi a limité la hausse du brut.

Les prix du pétrole brut ont bondi mercredi après que le président Trump a déclaré dans un message sur les réseaux sociaux qu’il souhaitait que l’Iran vienne à la table et négocie un « accord juste et équitable sans armes nucléaires ». Il a averti l’Iran que le temps presse pour conclure un accord avec les États-Unis, soulignant qu’une flotte de navires de guerre américains entrant dans la région est prête à accomplir sa mission « avec rapidité et violence ». Une attaque américaine contre l’Iran pourrait perturber l’approvisionnement en pétrole du quatrième producteur de l’OPEP.

Le pétrole brut bénéficie également de soutien après que la Russie a refroidi les espoirs d’une avancée dans les pourparlers de paix avec l’Ukraine, après que le Kremlin a déclaré que la « question territoriale » restait non résolue avec l’Ukraine et qu’il n’y avait « aucun espoir de parvenir à un règlement à long terme » à la guerre tant que la demande russe d’un territoire en Ukraine n’était pas acceptée. Les perspectives de poursuite de la guerre entre la Russie et l’Ukraine maintiendront les restrictions sur le brut russe et sont optimistes pour les prix du pétrole.

L’AIE a abaissé mercredi dernier son estimation de l’excédent brut mondial pour 2026 à 3,7 millions de b/j, contre 3,815 millions de b/j le mois dernier. Le 13 janvier, l’EIA a relevé son estimation de la production de brut aux États-Unis pour 2026 à 13,59 millions de bpj contre 13,53 millions de bpj le mois dernier, et a réduit son estimation de la consommation d’énergie aux États-Unis pour 2026 à 95,37 (quadrillions de btu) contre 95,68 le mois dernier.

Vortexa a rapporté lundi que le pétrole brut stocké sur des pétroliers stationnaires depuis au moins 7 jours avait chuté de -0,6% p/p à 113,30 millions de barils au cours de la semaine terminée le 23 janvier.

Le brut a obtenu du soutien après que l’OPEP+ a annoncé le 3 janvier qu’elle s’en tiendrait à son projet de suspendre les augmentations de production au premier trimestre 2026. L’OPEP+, lors de sa réunion de novembre 2025, a annoncé que ses membres augmenteraient leur production de +137 000 b/j en décembre, mais qu’ils suspendraient ensuite les augmentations de production au premier trimestre 2026 en raison de l’excédent pétrolier mondial émergent. L’OPEP+ tente de restaurer la totalité de la production réduite de 2,2 millions de b/j qu’elle a réalisée début 2024, mais il lui reste encore 1,2 million de b/j de production à restaurer. L’OPEP+ se réunira ce week-end pour revoir une décision sur la politique de production et devrait s’en tenir aux plans visant à maintenir la production pétrolière stable. La production de brut de l’OPEP en décembre a augmenté de +40 000 b/j pour atteindre 29,03 millions de b/j.

À suivre