Kemi Badenoch devient la nouvelle chef des conservateurs

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Londres: Kemi Badenoch deviendra le nouveau chef du Parti conservateur britannique, s’engageant à ramener le parti autrefois dominant à ses principes fondateurs pour reconquérir les électeurs qui ont infligé aux conservateurs leur pire défaite électorale en juillet.

Badenoch, 44 ans, remplace l’ancien Premier ministre Rishi Sunak et s’est engagé à diriger le parti dans une période de renouveau, affirmant qu’il avait viré vers le centre politique en « gouvernant à gauche » et qu’il devait revenir à ses idées traditionnelles.

Kemi Badenoch prend la parole après avoir été élu nouveau chef du Parti conservateur d'opposition.

Kemi Badenoch prend la parole après avoir été élu nouveau chef du Parti conservateur d’opposition.Crédit: PA

Première femme noire à diriger un parti politique majeur en Grande-Bretagne, Badenoch apportera un ton de droite à ce rôle, susceptible de soutenir les politiques visant à réduire l’État et à remettre en question ce qu’elle considère comme une pensée institutionnelle de gauche.

« Le moment est venu de dire la vérité », a-t-elle déclaré lors du décompte final d’une course à la direction qui a duré des mois, promettant de répondre aux principales questions sur la façon dont les conservateurs ont si mal perdu les élections de juillet.

« Il est temps de se mettre au travail, il est temps de se renouveler. »

Badenoch devient le cinquième leader des conservateurs depuis mi-2016 après que 53 806 membres du parti ont voté en sa faveur, contre l’ancien ministre de l’Immigration, Robert Jenrick, lors de la phase finale. Le long concours a vu un peloton de six réduit à deux. Jenrick a remporté 41 388 voix.

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Avec des opinions franches sur tout, depuis ce qu’elle appelle la politique identitaire jusqu’à la valeur des fonctionnaires, Badenoch attire à la fois de fervents admirateurs et détracteurs. Elle ne manquera pas de bouleverser les conservateurs, qui ont vu leur contingent de législateurs sur les 650 sièges du Parlement tomber en juillet à 121 contre 365 sièges en 2019.

Alors que le gouvernement travailliste a connu des débuts difficiles après les élections écrasantes du parti, certains conservateurs sont de plus en plus optimistes quant à leur capacité à reconquérir le pouvoir lors des prochaines élections, qui doivent avoir lieu en 2029.

À suivre