Démystification de la dernière fausse accusation contre les Haïtiens | Lettre à l’éditeur

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Par le Dr Christina Pardo | Auteur invité

NEW YORK — Les Haïtiens sont à nouveau confrontés à des remarques discriminatoires et désobligeantes, plus récemment de la part des candidats républicains à la présidence et à la vice-présidence des États-Unis. Le dernier en date est celui de JD Vance qui a élevé sans preuve un Rumeur selon laquelle les immigrants haïtiens apporteraient des maladies infectieusesen particulier le VIH et la tuberculose. Ce n’est pas la première fois, et malheureusement probablement pas la dernière, que les problèmes de santé sont utilisés pour diaboliser et priver de leurs droits les immigrants haïtiens.

Contrairement aux fausses histoires qui circulent, la prévalence du VIH en Haïti a diminué à environ 1,7% par rapport à un taux de 11,3/100 000 aux États-Unisselon HIV.org, un programme du Minority HIV/AIDS Fund. Environ 1,2 million de personnes aux États-Unis sont atteintes du VIH, contre 140 000 en Haïti. Cette différence confirme la réalité selon laquelle ce que nous voyons aujourd’hui est le résultat de siècles de racisme, d’exploitation et de néocolonialisme.

C’est pourquoi nous, les professionnels de la santé, devons veiller à ce que les droits les plus fondamentaux de cette communauté soient protégés. Jusqu’à présent, j’ai été encouragé et motivé par les professionnels de la santé de tout le pays qui ont demandé de l’aide pour fournir des soins culturellement adaptés aux nouveaux arrivants haïtiens dans leurs communautés. Les agences gouvernementales qui se rendent compte MAINTENANT du manque de connaissances et de ressources pour les immigrants haïtiens ont également tendu la main. Elles aussi se mobilisent pour fournir une formation et des ressources aux communautés de tout le pays.

Fort de mon travail de médecin dédié aux populations haïtiennes, immigrantes et diverses, je suis fier d’avoir organisé un groupe de professionnels de la santé haïtiens et haïtiano-américains dévoués en un collectif. Ensemble, nous produirons et diffuserons des informations culturellement adaptées aux Haïtiens dans les semaines à venir que nous partagerons via www.communityfirstequity.com.

En attendant, je partage quelques informations accessibles au public pour aider à combattre les fausses nouvelles avant qu’elles ne se propagent à nouveau :


Christina Pardo, MD MPH, est professeure adjointe à Weill Cornell Medicine et fondatrice de Community First Equity. Tanesha Mondestin, MSPH, a contribué à cette lettre.


À suivre