Un rapport d’audit des services diplomatiques de l’UE, vu par Reuters et AFP, a examiné les actions d’Israël à Gaza et a occupé la Cisjordanie.
Il y a des indications qu’Israël pourrait avoir violé ses obligations en matière de droits de l’homme en vertu des termes d’un pacte régissant ses liens avec l’Union européenne, selon un examen de l’accord.
Selon vendredi, un document de l’UE vu par les agences de presse Reuters et AFP, le service d’action externe européen a déclaré que les actions d’Israël à Gaza n’étaient probablement pas conformes aux règles établies dans l’association de l’UE-Israël.
“Sur la base des évaluations réalisées par les institutions internationales indépendantes … il y a des indications qu’Israël serait en violation de ses obligations en matière de droits de l’homme”, a déclaré l’audit rédigé par le service diplomatique de l’UE.
Le rapport intervient après des mois de préoccupation approfondie dans les capitales européennes concernant les opérations d’Israël à Gaza et la situation humanitaire dans l’enclave.
“Les restrictions continues d’Israël à la fourniture de nourriture, de médicaments, d’équipements médicaux et d’autres fournitures vitales affectent l’ensemble de la population de Gaza présente sur le territoire touché”, a-t-il déclaré.
Le document comprend une section dédiée à la situation à Gaza – couvrant les questions liées au déni de l’aide humanitaire, aux attaques avec un nombre important de victimes, aux attaques contre des installations médicales, au déplacement et au manque de responsabilité – ainsi que la situation en Cisjordanie occupée, y compris la violence des colons, a rapporté Reuters.
Le document a déclaré qu’il s’appuie sur «les faits vérifiés et les évaluations réalisées par des institutions internationales indépendantes, et en mettant l’accent sur les événements les plus récents à Gaza et en Cisjordanie».
L’audit a été lancé le mois dernier en réponse à la détérioration de la situation humanitaire à Gaza, dans une poussée soutenue par 17 États et dirigé par les Pays-Bas.
Le meilleur diplomate de l’UE, Kaja Kallas, devrait présenter lundi les conclusions du rapport aux ministres des Affaires étrangères du bloc à Bruxelles.
Contrat de l’UE-Israël
En vertu de l’accord de l’UE-Israël, qui est entré en vigueur en 2000, les deux parties ont convenu que leur relation serait fondée sur le «respect des droits de l’homme et des principes démocratiques».
La suspension de l’accord nécessiterait une décision unanime des 27 membres du bloc, quelque chose que les diplomates ont dit dès le début était pratiquement impossible.
Selon l’AFP, les diplomates ont déclaré qu’ils s’attendent à ce que Kallas propose des options sur une réponse au rapport lors de la prochaine réunion des ministres des Affaires étrangères en juillet.
“La question est … combien d’États membres seraient toujours prêts à ne rien faire et à continuer de dire que c’est comme d’habitude”, a déclaré un diplomate sans nom à l’agence de presse avant les conclusions de la révision.
“Il est vraiment important de ne pas tomber dans le piège d’Israël pour regarder ailleurs”, ont-ils déclaré.
L’UE est le plus grand partenaire commercial d’Israël, avec 42,6 milliards d’euros (48,2 milliards de dollars) en biens négociés en 2024. Le commerce des services a atteint 25,6 milliards d’euros (29,5 milliards de dollars) en 2023.
La mission d’Israël à l’UE n’a pas immédiatement répondu à une demande de commentaires de Reuters sur le contenu du document.
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