Les diplomates oubliés d’Haïti: silence, salaires et un État défaillant

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par Claudy Briend Auguste (CBA)

Les diplomates oubliés d’Haïti: silence, salaires et un État défaillant

Pendant plus de quatre mois, les missions diplomatiques d’Haïti fonctionnent sans aucun soutien financier de Port-au-Prince. Selon plusieurs sources diplomatiques, aucun salaire n’a été payé aux ambassadeurs, consuls ou au personnel contractuel dans les missions des Amériques, de l’Europe et de l’Asie. Certains ont été contraints de couvrir le loyer des bâtiments de l’ambassade de leurs propres poches – une indignité rarement observée en service international.

«J’ai honte de faire face au propriétaire», a admis un diplomate, s’exprimant sous couvert d’anonymat. «J’ai utilisé des fonds personnels pour payer ce que l’État haïtien aurait dû couvert il y a des mois.»

Ce silence institutionnel et la paralysie financière surviennent à un moment où le Premier ministre de facto, Alix Didier Fils-Aimé, prétend détenir plus de 65 millions de dollars de réserve – Magnia alloué à un faux référendum que de nombreux experts juridiques disent violent la Constitution haïtienne. Pendant ce temps, des sommes importantes seraient canalisées vers des partis politiques corrompus dans le pays.

Alors que les missions étrangères tombent en ruine et que le personnel reste impayé, les questions se profilent: que restes de la diplomatie haïtienne lorsque ses émissaires à l’étranger sont laissés sans le soutien de l’état même qu’ils représentent?

CBA

À suivre