
Le Bureau de l’alcool, du tabac, des armes à feu et des explosifs est à la croisée des chemins alors qu’une nouvelle administration se prépare à prendre ses fonctions en janvier, et il existe une voie claire à suivre pour faire de l’ATF une force du bien dans l’application de la loi américaine.
Après plus de trois décennies de service dans les forces de l’ordre, je sais ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas dans la lutte contre les crimes violents. Il est grand temps de recentrer l’ATF sur sa mission principale et d’améliorer la sécurité publique en revenant à des stratégies éprouvées pour cibler les délinquants violents et les organisations criminelles.
Les problèmes d’ATF sont devenus douloureusement évidents lors de l’opération Fast and Furious de l’administration Obama, un programme désastreux qui a permis aux armes de circuler sans contrôle entre les mains de cartels violents. L’administration a placé de manière injustifiée l’industrie des armes à feu dans une situation sans issue en ordonnant aux marchands d’armes agréés en Arizona de vendre des armes à feu à des individus qu’ils soupçonnaient de se livrer à des activités criminelles. C’était indéfendable et inadmissible.
Les retombées ont été mortelles. Lorsque j’ai dénoncé les échecs et les dissimulations au sein du DOJ, je suis devenu la cible de représailles. J’ai combattu des bureaucrates qui voulaient cacher leurs erreurs sous le tapis. Même si ce n’était pas facile, j’ai gagné ce combat. Cette expérience m’a convaincu que l’ATF pourrait être une agence extrêmement efficace, mais qu’elle a cruellement besoin d’une refonte.
Premièrement, toute réforme de l’ATF devrait concentrer les efforts sur la poursuite des délinquants violents, en particulier ceux ayant des antécédents d’activités criminelles armées. Les ressources de l’Agence doivent être consacrées d’abord aux criminels les plus dangereux qui constituent un danger réel pour la sécurité publique. Il est temps d’arrêter de gaspiller des ressources en détails techniques et en infractions mineures et de se concentrer plutôt sur le démantèlement des gangs et des réseaux du crime organisé qui font des ravages dans nos quartiers. Pour cela, l’ATF doit nouer des liens plus étroits avec les marchands d’armes à feu. Ces entreprises ne sont pas des ennemies ; ce sont des partenaires indispensables.
Les revendeurs constituent souvent la première ligne de défense pour aider à identifier les achats suspects et signaler d’éventuelles organisations de trafic. Une approche de partenariat avec l’industrie des armes à feu est un élément essentiel pour garder les armes à l’écart des mauvaises personnes, et il est temps pour eux de prendre cette approche plus au sérieux.
La rationalisation des processus administratifs de l’ATF est un autre aspect de la réforme. L’agence a l’habitude d’enterrer les titulaires de permis dans des documents et d’imposer des sanctions extrêmement sévères pour les erreurs matérielles sans conséquence. Cela doit changer.
Il ne s’agit pas de simples réformes mais d’une revitalisation du rôle de l’ATF dans la protection du public contre les crimes violents. L’ATF peut et doit être un partenaire respecté dans l’application de la loi, gagnant la confiance de la communauté des armes à feu tout en restant inébranlable dans son devoir d’assurer la sécurité des Américains.
Il existe une voie claire pour transformer cela en une agence respectée et axée sur sa mission – une agence qui protège les droits des citoyens respectueux des lois et fonctionne avec intégrité. Sous une bonne direction, l’ATF peut enfin réaliser tout son potentiel.
Peter J. Forcelli est un directeur adjoint adjoint de l’ATF à la retraite et un ancien détective des homicides du NYPD./InsideSources


