Le docteur Garry Conille a été évincé de son poste de Premier ministre après avoir refusé un remaniement ministériel demandé par le Conseil Présidentiel de Transition (CPT). Le lundi 11 novembre 2024, un arrêté signé par huit membres du CPT, à l’exception d’Edgard Leblanc Fils, a officialisé son remplacement par Alix Didier Fils-Aimé, ancien candidat au Sénat pour le département de l’Ouest. La nouvelle de cette décision s’est rapidement répandue sur les réseaux sociaux, entraînant de vives réactions.
Dans la foulée, la coalition armée illégale Viv Ansanm a envahi les rues de Port-au-Prince, semant la terreur parmi la population déjà accablée par l’insécurité. Des incendies ont ravagé plusieurs maisons, et de nombreux blessés par balles ont été enregistrés, y compris une hôtesse de l’air qui a été touchée à l’intérieur d’un avion sur le point d’atterrir à l’aéroport international Toussaint Louverture. L’avion ayant été criblé de balles a dû faire un atterrissage d’urgence en République dominicaine.
Dans un premier temps, Garry Conille a contesté cette décision dans une lettre, mais dès ce mardi, il a reconnu son remplacement et a adressé des vœux de succès à son successeur. Malgré ces formalités, la situation politique reste tendue, tandis que la population haïtienne continue de vivre dans la peur et l’insécurité.
Les regards se tournent désormais vers Alix Didier Fils-Aimé, le nouveau Premier ministre, qui a la lourde tâche de collaborer avec le Conseil Présidentiel de Transition pour rétablir l’ordre et organiser des élections transparentes et démocratiques. Alors que le pays traverse une période critique, il reste à voir ce que ce nouveau leadership apportera pour ramener la stabilité tant attendue.
Par Jean Herold Sainvil



